GUERRE EN IRAN : quand les drones Shahed-136 de 20.000 dollars font la différence face aux missiles antimissiles d’environ 1.000.000 de dollars
La guerre en Iran a pris une tournure alarmante ces dernières semaines, marquée par l’intensification des attaques à l’aide de drones Shahed-136, que l’Iran a fournis en grand nombre à la Russie. Ces drones-suicide, qui posent un défi financier aux forces adverses, coûtent environ 20.000 dollars chacun, tandis que les missiles antimissiles nécessaires pour les abattre peuvent atteindre 1 million de dollars. L’Iran, en utilisant ces drones en masse, est capable de frapper des cibles situées jusqu’à 2500 km de distance, menaçant ainsi les bases militaires, les raffineries de pétrole et les centres touristiques dans tout le Moyen-Orient.
Les États-Unis et Israël, face à cette menace, tentent de développer des solutions inspirées du système de défense anti-drones utilisé par l’Ukraine, qui a réussi à intercepter 80 % des 60.000 drones Shahed lancés contre elle par la Russie.
Au même moment, plusieurs pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar, envisageraient de se retirer de leurs contrats avec les États-Unis afin d’atténuer les difficultés économiques engendrées par la guerre contre l’Iran.
L’une des étapes majeures de ce conflit a été l’élimination du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, dans une opération coordonnée entre la CIA et Israël. Le 28 février 2026, une attaque de missiles a visé sa résidence, tuant Khamenei ainsi que plusieurs membres de sa famille et des dignitaires du régime. Cette opération, qui a été mise en œuvre après des mois de surveillance, a été réalisée avec 30 missiles. Cependant, des vidéos circulant sur internet ont montré Khamenei en vie avant que la chaine nationale Iranienne ne confirme son assassinat. Cela suscite des doutes sur la véracité des déclarations de sa mort puisque cette information avait été démentie initialement par le ministre iranien des affaires étrangère et des députés du parlement, membres de la commission des affaires étrangères et de la sécurité nationale.
L’ayatollah alireza arafi, religieux et juriste chiite iranien est le nouveau guide de la révolution iranienne qui assure l’intérim du guide Ali Khamenei tué par des frappes américaines. Il est né en 1959 à Meybod. Il dirige actuellement le Centre de gestion des séminaires religieux (howzeh-ha) du pays. Il est également membre du Conseil des gardiens et deuxième vice-président de l’Assemblée des experts.
En réponse à cette agression, l’Iran a intensifié ses frappes, ciblant non seulement Israël, mais également les pays voisins abritant des bases militaires américaines, notamment le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Bahreïn. L’Iran a clairement averti que toute collaboration avec les États-Unis en matière d’attaques contre son territoire en ferait des ennemis.
La situation est d’autant plus complexe que les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), tels que le Mali, le Burkina Faso et le Niger, expriment leur soutien à l’Iran. Ces nations voient en l’Iran un symbole de résistance contre les grandes puissances et aspirent à leur propre indépendance, notamment en matière énergétique et de défense.
Cette guerre en Iran soulève des questions critiques sur l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient et la dynamique de l’influence américaine dans la région. Alors que les tensions se poursuivent, la situation reste volatile et les conséquences pourraient avoir des répercussions bien au-delà des frontières iraniennes.
Albadia DICKO
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