TIEMOKO TRAORE : un doyen de la presse malienne s’en est allé
Le 22 septembre 2026 restera gravé dans les mémoires, non seulement comme le jour où le Mali célébrait son 66ème anniversaire d’indépendance, mais aussi comme celui où la grande famille de la presse malienne a perdu l’un de ses doyens, son précieux baobab. Tiemoko Traoré s’est éteint des suites d’une maladie, laissant derrière lui un vide immense et un héritage incommensurable.
La nouvelle de son décès est tombée comme un coup de tonnerre en cette journée de fête nationale. Celui que tout le monde appelait affectueusement « Le Doyen » s’est éteint, la plume à la main jusqu’au bout de son parcours. Il nous a quittés, emportant avec lui des décennies de passion pour l’information, la vérité et la formation journalistique.
Plus de 40 ans de journalisme, des années de luttes pour donner une voix aux sans-voix, des heures passées à forger de jeunes talents qui aujourd’hui font briller le secteur. Tiemoko Traoré n’était pas qu’un simple journaliste ; il était un mentor, un maître, un père pour de nombreux jeunes confrères. Avec un verbe acéré mais juste, il est devenu une figure emblématique, ayant formé des générations de journalistes qui occupent aujourd’hui les plus grandes rédactions du pays.
Il appartenait à une époque où le journalisme était un sacerdoce, un acte de dévotion, et non simplement un gagne-pain. Rigoureux, il a bravé les heures sombres de la censure et a raconté avec passion les heures glorieuses de la démocratie au Mali.
Le 22 septembre 2026, c’est une bibliothèque qui s’en est allée, une voix qui se tait, et une page de l’histoire de notre presse qui se tourne. Le mardi 22septembre 2026, le Mali a perdu l’un de ses meilleurs gardiens de la liberté d’expression.
À sa famille éplorée, à ses proches, à la Maison de la Presse et à l’ensemble des professionnels de la presse malienne, nous présentons nos condoléances les plus sincères.
Dors en paix, cher Doyen. La Nation ne t’oubliera jamais. Le vide laissé par ton départ est incommensurable, mais ton héritage continuera d’inspirer de nombreux journalistes. Que la terre de ce Mali que tu as tant aimée et servi te soit légère.
Repose en paix, Doyen.
La rédaction
En savoir plus sur Walan plus
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
