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AVC, prévenir pour ne pas subir : les éclairages du Dr Aly Coulibaly

Chaque année, des milliers de personnes dans le monde sont frappées par des accidents vasculaires cérébraux, souvent sans avertissement. Lorsqu’un AVC survient, chaque seconde est précieuse et peut changer le cours d’une vie. Trop souvent perçu comme inéluctable, cet événement tragique découle pourtant de causes bien connues, que le Dr Aly Coulibaly, médecin généraliste, nous invite à comprendre et à prévenir.

L’accident vasculaire cérébral (AVC) survient lorsque la circulation sanguine vers une partie du cerveau est interrompue, privant les cellules nerveuses d’oxygène.

Le Dr Aliou Coulibaly, médecin généraliste, nous éclaire sur les facteurs qui peuvent mener à un accident vasculaire cérébral (AVC). Selon lui, l’AVC se manifeste principalement sous deux formes :

  • L’AVC ischémique, qui est la forme la plus courante, se produit lorsque l’obstruction d’une artère empêche le sang d’atteindre une partie du cerveau. Cette obstruction peut résulter de la formation d’un thrombus (un caillot de sang) ou d’une embolie, où un caillot provenant d’une autre partie du corps se déplace vers le cerveau. Des facteurs de risque tels que l’hypercholestérolémie, le diabète, et le tabagisme contribuent souvent à cette obstruction.
  • L’AVC hémorragique, quant à lui, survient lorsque des vaisseaux sanguins dans le cerveau se rompent, entraînant un saignement. Cette rupture peut être causée par des conditions telles que l’hypertension artérielle, qui affaiblit les parois des vaisseaux, ou des anomalies vasculaires comme les malformations artérielles. Les maladies cardiaques, notamment les arythmies, peuvent également jouer un rôle en augmentant le risque de formation de caillots qui, s’ils se déplacent vers le cerveau, peuvent provoquer un AVC.

“Une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents à ces deux types d’AVC est essentielle pour leur prévention et leur traitement efficace”, explique le Dr COULIBALY.

La plupart des victimes de cet accident sont paralysées et souvent affectées par ce qui leur est arrivé ainsi leur vie est chamboulée à jamais. Un mal très souvent dévastateur.

« Ma tante est âgée d’une soixantaine d’année. Un jour elle est revenue du marché et est rentrée dans sa chambre. Elle est tombée brusquement. Depuis ce jour, elle est atteinte d’un grave AVC qui a paralysé l’un de ses bras. Elle ne peut plus rien faire seule », témoigne une jeune femme sous anonymat.

L’AVC frappe souvent sans prévenir. En quelques secondes, une artère cérébrale se bouche ou se rompt interrompant l’arrivée du sang et de l’oxygène au cerveau.

Selon Dr Coulibaly les causes sont nombreuses. « L’une des causes particulières est l’astrolo-chlorose qui est une maladie progressive des artères, qui se caractérise par l’accumulation des dépôts de graisses. Les soucis cardiaques, le tabagisme, le diabète et l’obésité sont tous des causes de l’AVC ».

L’AVC n’est pas une fatalité mais doit être pris plus au sérieux que tout autre maladie. Les victimes de cet accident sont souvent traumatisées et même leur proche en subissent les conséquences.

Après un AVC, il est fréquent que les victimes subissent d’importantes séquelles qui peuvent les accompagner toute leur vie. Selon le Dr Aliou Coulibaly, spécialiste en médecine générale, « les conséquences d’un AVC dépendent de la région du cerveau touchée et de l’étendue des lésions. Parmi les séquelles les plus courantes, on retrouve des troubles moteurs, tels que la paralysie d’un côté du corps, connue sous le nom d’hémiplégie.

De plus, des troubles de la communication peuvent survenir, notamment des difficultés d’expression et de compréhension, appelées aphasie. Les victimes peuvent également rencontrer des problèmes de mémoire, des troubles de la vision, ainsi que des altérations de la perception spatiale.

Il est important de noter que des troubles psychologiques, tels que la dépression, l’anxiété ou une fatigue persistante, peuvent également se manifester après un AVC. Ces séquelles peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de vie des patients et nécessitent souvent une réhabilitation adaptée, incluant la kinésithérapie, l’orthophonie et un soutien psychologique pour aider les victimes à retrouver leur autonomie et à améliorer leur bien-être général. »

La rééducation après un AVC est souvent longue et éprouvante, tant pour les victimes que pour leurs proches. Il est essentiel de diffuser un message d’alerte et d’espoir, tout en informant sur les causes de l’AVC, car la sensibilisation est une forme de prévention. Surveiller régulièrement sa tension artérielle, adopter une alimentation équilibrée et riche en fruits et légumes, et pratiquer une activité physique régulière sont des mesures importantes pour réduire les risques.

“Il est également important de gérer d’autres facteurs de risque, comme le diabète et le cholestérol, et d’éviter le tabagisme ainsi que la consommation excessive d’alcool. Consulter un médecin dès l’apparition des premiers signes (tels que l’engourdissement, les troubles de la parole, ou la perte d’équilibre) peut faire toute la différence”, conseille le Dr COULIBALY.

Enfin, participer à des programmes de sensibilisation et de dépistage, ainsi que maintenir une bonne santé mentale, sont des aspects souvent négligés mais tout aussi importants pour prévenir un AVC. Bien que l’AVC puisse frapper sans prévenir, il existe de nombreuses stratégies pour réduire les risques et améliorer la qualité de vie des personnes à risque.

Coumba B DICKO

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