BAMAKO : célébrations des fêtes de fin d’année 2025, entre résilience et espoir
Comme chaque année, la capitale malienne, Bamako a vibré au rythme des festivités de fin d’année malgré le contexte économique difficile. Le journal Kaloum-info a sillonné plusieurs quartiers de la ville pour observer et écouter comment les habitants ont vécu et célébré ces festivités (Noel, 31 décembre).
À l’approche du 31 décembre, les marchés de Bamako, notamment ceux de Sirakoro Meguetana et Kalaban Coura, ont connu une forte affluence. Les familles s’y rendaient pour effectuer leurs derniers achats : nourriture, vêtements et cadeaux pour les enfants. L’ambiance était électrique, mais les discussions tournaient souvent autour des prix et du pouvoir d’achat, des sujets qui préoccupent de nombreuses familles.
Fatoumata Keita, une commerçante rencontrée à Sirakoro Meguetana, nous a confié que « cette année, on fait attention. On achète l’essentiel, mais on ne peut pas rester sans célébrer ». Ce propos reflète une réalité largement partagée : célébrer, oui, mais avec prudence et responsabilité.
La Place du Cinquantenaire abritant le Festi DIBI, a accueilli de nombreux visiteurs à l’occasion de ce festival de la dibiterie (grillade de viande), devenu un rendez-vous incontournable des fêtes de fin d’année. L’odeur de la viande grillée, les concerts en live et les échanges chaleureux créaient une atmosphère conviviale et festive. Aux dires de M. Bocar Touré, un visiteur du Festi Dibi, « ici, on se retrouve, on partage, on oublie un peu les problèmes ».
Au-delà de l’aspect festif, cet événement a également permis à plusieurs acteurs locaux de générer des revenus temporaires, contribuant ainsi à l’économie locale.
La nuit du réveillon s’est déroulée dans une ambiance calme et familiale dans de nombreux quartiers de Bamako. Peu de manifestations grandioses, mais de nombreux rassemblements entre amis et parents avec des repas partagés, prières, discussions et vœux échangés à minuit. Selon Nana Maiga, habitante du quartier de Kalaban Coura, « l’important, c’est d’être ensemble et de remercier Dieu de nous avoir permis de traverser l’année 2025 en bonne santé. »
Cette sobriété assumée a donné à la célébration un caractère profondément humain, renforçant les liens communautaires.
Cependant, nous avons remarqué que ces festivités de fin d’année 2025 ont été marquées par la résilience des habitants, sans excès, mais avec une sincérité touchante. Célébrer l’espoir et l’unité en ces temps difficiles est un véritable témoignage de la force et de la solidarité du peuple malien.
AÏSSATA TRAORÉ (stagiaire)
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