Edito : Que faut-il faire à partir du 26 mars 2024, fin théorique de la transition ?
Le Mali est plus que jamais dans l’incertitude à la veille du mardi, 26 mars 2024. En effet, cette date marque la fin théorique de la transition militaire conformément au décret numéro 2022-0335/PTRM en date du 06 juin 2022.
On se pose des questions quant au rôle de la Cour constitutionnelle dans ce nouveau contexte (vide juridique).
Quelle est la démarche à suivre ?
Elle a le devoir de rassurer le peuple que le Mali est toujours en démocratie et que nos institutions fonctionnent contrairement à ce que les gens pensent et disent tout bas.
À défaut d’un décret qui prolongerait une deuxième fois cette transition (3ème phase), l’implication et une orientation de la Cour constitutionnelle à l’image de la Cour Sénégalaise peut sauver le pays d’une incertitude.
Cette cour est-elle capable de jouer pleinement ses prérogatives, en appliquant les dispositions légales en vigueur ?
A-t-elle la volonté de le faire ?
En tout cas, le Mali est plus que jamais dans l’incertitude. C’est pourquoi je propose la mise en place d’une transition civile à défaut de pouvoir organiser des élections comme prévu.
Ainsi, nous allons retourner à l’ordre constitutionnel et renouer contact avec nos partenaires. Ce qui va permettre à coup sûr la relance économique et de trouver une solution à la crise énergétique et à la cherté de la vie. Les militaires aguerris iront accomplir leur mission régalienne en finissant carrément avec le terrorisme et en sécurisant enfin les maliens et leurs biens.
Cette proposition se fera dans le cadre d’un accord politique qui donnera des garanties aux militaires putschistes, permettra la libération des détenus politiques, permettra le retour dans la quiétude des personnalités forcées à l’exil et la réhabilitation des associations, mouvements et partis politiques dissouts.
Albadia H. DICKO
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