ENTREE AUX ÉTATS-UNIS : les États de l’AES sur la liste noire
Les États-Unis prennent des mesures drastiques en matière d’immigration, étendant leur liste noire à sept nouveaux pays, dont les trois membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il s’agit en clair du Mali, du Niger et du Burkina Faso.
Cette décision, annoncée le 16 décembre par le président Donald Trump, vise à « protéger la sécurité des États-Unis » en réponse à des « contrôles et vérifications insuffisants » des ressortissants étrangers. Avec cette proclamation, les restrictions partielles précédemment appliquées à ces pays deviennent désormais des restrictions totales, interdisant toute admission sur le sol américain pour leurs citoyens, que ce soit pour émigrer ou simplement séjourner.
Cette annonce survient dans un contexte où les États-Unis avaient déjà imposé, en octobre, des cautions élevées ( 5 000 à 15 000 dollars) lors des demandes de visa pour plusieurs pays africains, accusés de « dépassements de durée de séjour autorisée ». Bien que le Mali ait réagi à ces mesures par des actions de réciprocité, la situation actuelle semble encore plus préoccupante.
L’administration américaine n’a pas précisé les raisons spécifiques ayant motivé cette décision pour les pays de l’AES. Ni l’ambassade des États-Unis à Bamako ni les gouvernements malien, nigérien et burkinabé n’ont encore émis de commentaires officiels. Malgré cela, les pays de l’AES, notamment le Mali, avaient tenté de rétablir des relations militaires avec Washington, notamment lors d’une visite en juillet d’un représentant américain pour la lutte contre le terrorisme.
Cette nouvelle politique d’immigration s’inscrit dans une tendance plus large de l’administration Trump, qui prône une restriction sévère de l’immigration en provenance de pays qu’elle considère comme des menaces potentielles. Alors que les nations du Sahel luttent contre le terrorisme et cherchent à renforcer leur coopération internationale, ces restrictions compliquent encore davantage leurs efforts.
Albadia DICKO
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