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PREMIERS JOURS DU MOIS DE RAMADAN : inquiétudes et préparatifs de la communauté musulmane

Depuis quelques trois (3) jours, la communauté musulmane est dans le mois béni de Ramadan. En cette période, les préparatifs spirituels, sociaux et matériels s’intensifient pour bien pratiquer le jeûne.

À Bamako, la communauté musulmane a accueilli le Ramadan dans les meilleures conditions, en se préparant spirituellement, physiquement et matériellement. Dans la plupart des mosquées et au sein des foyers, l’ambiance commence à changer, et les discussions se concentrent sur ce mois sacré. Pour de nombreux croyants, le Ramadan représente bien plus qu’un simple jeûne ; c’est un moment de recentrage sur la foi et de renforcement des liens communautaires.

Les préparatifs de ce mois béni ne peuvent se faire sans prendre en compte les prix des denrées alimentaires. Dans les marchés, les supermarchés et les boutiques, la demande en produits de première nécessité, tels que le riz, le sucre, l’huile, les dattes et les céréales, augmente progressivement. Un commerçant d’une boutique nous explique que « pour l’instant, les prix des denrées de première nécessité sont restés les mêmes. A Djalakôrôbougou, le kilo de riz est à 500 F, celui du sucre à 600 F, le lait à 3 000 F et l’huile à 1 000 F le litre. Cependant, ces prix risquent de grimper dès la première semaine du mois de Ramadan. » Dans une boutique des logements sociaux de N’Tabacôrô, Rue 180, le riz est vendu à 550 F CFA le kilo, le sucre à 700 F CFA le kilogramme, le litre d’huile à 600 F CFA, et le kilogramme de lait à 3 000 F CFA.

Anticipant une hausse des prix, la population malienne s’empresse de s’approvisionner dès maintenant. À Sikasso, une autre région du Mali, les prix restent stables, voire en baisse. Mariam D., une habitante de Sikasso, s’exprime en ces termes : « j’ai commencé mes préparatifs pour le mois de Ramadan le mois dernier en achetant la plupart de mes produits alimentaires. Pour le moment, les prix sont meilleurs que l’année dernière. Par exemple, le kilo de sucre est à 550 F, ce qui représente une baisse de 50 F ici à Sikasso. »

Bien que certaines régions constatent une stabilité des prix, dans la capitale, certains quartiers commencent à observer des fluctuations. Youssouf Maïga, habitant du quartier Golf, déclare qu’il a commencé à préparer le Ramadan depuis un certain temps, mais ici, « la plupart des boutiques signalent des pénuries de certains produits alimentaires. J’ai cherché du poisson au Halles de Bamako, et le kilo est passé de 3 200 F à 6 000 F selon les vendeurs, car il y a une pénurie. La viande de bœuf a augmenté à 3 300 F au lieu de 3 000 F. Quant aux cartons de poulet, le prix a grimpé de 19 000 F à 23 000 F. Avec ces hausses, on se demande si les prix vont encore augmenter avec l’arrivée du Ramadan », a-t-il précisé.

En cette période de jeûne, la population craint une hausse de prix des aliments, l’intensification de la coupure d’électricité et surtout une autre crise de pénurie de carburant. Une question demeure sur toutes les lèvres : ce Ramadan sera-t-il différent des autres années ?

à suivre…

 Coumba Dicko

 


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