PRESSE ET JUSTICE : un match de gala où la défaite se transforme en victoire de l’amitié !
Ah, le grand jour tant attendu ! ce samedi 14 février, le stade Mamadou Konaté a vibré au rythme des acclamations du public, tout excité à l’idée de voir un affrontement épique entre deux géants : les magistrats et les journalistes. Une rencontre où l’enjeu était aussi léger qu’un mandat de dépôt qui plane au-dessus des têtes de nos valeureux journalistes. Qui aurait cru que le sport pouvait être aussi… judiciaire ?
La rencontre était présidée par le ministre Mamoudou Kassogué, flanqué de ses acolytes et du Directeur général de l’administration pénitentiaire, probablement en cas de besoin urgent de renforts. Le coup d’envoi a été donné par le Ministre et El Hadj Bandiougou Danté, président de la Maison de la Presse, un duo qui a dû prier pour que la soirée ne se termine pas en procès.
Sur le terrain, le spectacle était tout aussi coloré. Les magistrats, impeccablement vêtus de blanc et bleu marine, ressemblaient à des arbitres en mission, tandis que les journalistes, en bleu et blanc, se demandaient s’ils n’avaient pas fait une erreur de casting. Mais attention, la peur de se retrouver sous un mandat de dépôt a-t-elle influencé leur jeu ? Peut-être, car ils se sont finalement inclinés sur le score sans appel de 3-0. Un score qui pourrait faire rougir d’envie même les pires équipes de la ligue.
Dès la première période, les magistrats ont fait preuve de leur talent, avec des buts inscrits avec une précision digne de leurs jugements. Les journalistes, eux, ont tenté de s’imposer, mais il semblerait que leurs plumes n’étaient pas assez aiguisées pour percer la défense magistrale. Malgré un regain d’énergie et l’entrée de quelques “sang frais” en seconde mi-temps (peut-être des stagiaires ?), la domination était déjà bien ancrée. Les espoirs de la presse se sont évaporés comme une enquête sur un dossier sensible.
Au coup de sifflet final, la vraie victoire n’était pas sur le tableau d’affichage, mais dans l’esprit de camaraderie qui a flotté dans l’air. Chacune des équipes est repartie avec un trophée, symbole éclatant de la victoire de l’amitié sur la rivalité sportive. Comme l’ont si bien dit les participants, « C’est le Mali qui gagne », une phrase qui pourrait également servir de slogan pour une campagne électorale.
Cette initiative a été unanimement saluée comme un pas vers la cohésion sociale, la paix et la fraternité entre les deux corporations. Un bel exemple de vivre-ensemble que nous espérons voir se pérenniser, même si cela signifie que les journalistes devront travailler un peu plus leurs passes et leurs tirs. Une chose est sûre : l’esprit d’équipe est bien plus fort que le score final !
Albadia DICKO
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