SOUS MANDAT DE DEPOT : L’imam Bandjougou Traoré après le choc du prêcheur Chouala Bayaya Haidara
Le jeudi 4 janvier 2024, l’Imam Bandjougou Traoré, une autre personnalité religieuse a été interpellé par la Brigade d’Intervention Judiciaire avant d’être placé en détention provisoire, sous l’autorité du procureur en charge de la lutte contre la cybercriminalité.
Cette décision d’incarcération est motivée par ses propos, considérés par la justice comme « incitation à la violence et trouble à l’ordre public ». Ces accusations se fondent sur ses récentes interventions publiques, dans lesquelles il commente des événements festifs organisés dans une région du Mali, mais aussi le fonctionnement de l’institution judiciaire.
En effet, dans un prêche, il a récemment, dénoncé, « les gros moyens utilisés » pour l’organisation d’un festival dans une région qui selon lui, « est difficilement accessible à cause de l’état de la route ». Dans la même intervention, il demande la provenance des moyens utilisés pour l’organisation de ce festival.
On se demande si c’est réellement pour ces raisons que l’imam Badiougou Traoré sera jugé pour « Propos tendant à troubler l’ordre public » le 7 mars prochain.
Son cas intervient quelques semaines après celui du prêcheur Chouala Bayaya Haidara, arrêté sur ordre du procureur chargé de la lutte contre la cybercriminalité. Ce dernier est aussi accusé de porter atteinte au crédit de l’Etat et trouble à l’ordre public.
Cette énième arrestation suscite des interrogations sur la liberté d’expression et « les limites imposées aux leaders religieux » au moment où le pays est à la recherche de stabilité politique et de cohésion entre tous les maliens.
Moustapha SECK (stagiaire)
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