Vie associative : Le Ministre Fomba de la jeunesse enterre le CNJ
Après un long exercice savamment orchestré, le Ministre de la jeunesse, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA, vient à travers une correspondance signée par le Directeur National de la Jeunesse, de mettre fin à la Convention qui lie le Conseil National des Jeunesse CNJ à l’Etat à travers la DNJ.
Fin du film ! On peut le dire ainsi. Depuis la nomination du ministre Fomba à la tête du département de la jeunesse, des informations attribuées à lui circulaient quant au réel motif du choix porté sur sa personne pour le département : « Fomba est venu pour nettoyer l’écurie car, les acteurs à la tête du CNJ ont contribué à ternir l’image de la jeunesse malienne ».
La nouvelle qui a atterri dans la base (CE-CNJ), selon des indiscrétions, a donné lieu à des réflexions. Et les prémisses ne tarderont pas à se faire sentir. Le Ministre Fomba fait quelques déplacements à l’intérieur du Pays où il part à la rencontre de la jeunesse sans le Président du CE, Habib Dakouo.
Ensuite, à Bamako, il procède à une série de rencontres avec les jeunes des différentes communes sans associer le Président national de la jeunesse. Pire comme un affront, le Ministre Fomba entame cela par la commune 5, fief de Habib Dakouo qui est le Président de la jeunesse de cette commune.
Quelques temps après, le Ministre Fomba met en action le Directeur National de la Jeunesse qui, à travers des correspondances remet en cause tout ce que lui-même a eu à planifier au temps de Mossa Ag Attacher avec le CE du CNJ, avec un ton à la limite menaçant, accompagné par des délais de rigueur.
Ce geste, considéré comme un acte de trahison de la part du Directeur de la DNJ, Harby, lui a été rappelé au cours de la dernière rencontre tenue à la DNJ entre les deux parties.
Acteur de la prorogation du mandat du CE, il nie les faits et qualifie ses partenaires d’hier d’être des sources de problèmes pour la jeunesse qu’il faut dégager à tout prix.
C’est ainsi, qu’un bras de fer s’engage. Il demande à Habib Dakouo de rendre sa démission, ce dernier refuse. Il adresse une correspondance au CE du CNJ et le Président lui répond par la plus belle manière tout en lui rappelant la convention qui lie le CNJ, organisation de la société civile à l’Etat à travers la DNJ. De ce fait, l’Etat n’a pas le droit de s’immiscer jusqu’à un certain niveau dans les affaires internes de la jeunesse.
Cette réponse du berger à la bergère conduit à la décision d’interdire au CE d’avoir accès aux locaux du CNJ. Le bâtiment est mis sous scellé. Et une machine machiavélique est mise sur place pour détruire Habib.
Elle est composée des membres du Comité Exécutif, des Fédérations et des présidents des conseils régionaux. Ceux-ci avec à leur tête le Président du Conseil régional de Taoudeni, Ould Bagna, font un communiqué pour se désolidariser de tous les actes posés par Habib Dakouo.
Ensuite, ils se transportent chez le Président Habib afin de lui demander de leur rendre sa démission. À défaut, qu’ils feront un communiqué pour lui retirer tous leurs soutiens. Comme le chantage n’a pas marché pour les mercenaires du Ministre Fomba, alors ce dernier procéda autrement afin de contraindre Habib Dakouo à rendre sa démission.
Juste après cela, une conférence nationale est programmée, le tout sous le contrôle du Ministre, qui a acté la démission de Habib et a mis fin à la mission du Comité exécutif avant d’ordonner la mise en place d’un Comité de normalisation. Comme Dieu n’aime pas les ingrats, ceux qui pensaient qu’après Habib c’était leur tour, le Ministre les dribble tous et porte à la tête du Conor CNJ une Dame qui n’était dans aucunes des instances du CNJ. Durant trois mois, cette dernière a organisé les états généraux de la jeunesse de la base au niveau national. Et après avoir remis le rapport final au Ministre de la Jeunesse, ce dernier à travers la DNJ vient d’enterrer définitivement le CNJ à travers une correspondance adressée à la Présidente du Conor CNJ, Madame Karembé, qui met fin à la Convention qui lie la DNJ au CNJ. Comme pour dire, je vous ai utilisé pour atteindre mes objectifs, vous ne servez plus à rien. Alors je vous jette dans la poubelle.
À travers cette correspondance, aucune instance du CNJ n’est plus habilitée à parler au nom de la jeunesse. Du coup, voilà des efforts de plusieurs décennies qui tombent dans l’eau avec la complicité des jeunes qui ont tous eu grâce au CNJ.
Quant à l’Etat, pose-t-il cet acte pour quelle fin ? Veut-il prendre le contrôle d’une organisation qui relève de la société civile ?
Quelle sera la suite après cette décision de la DNJ ?
À suivre !!!
Albadia DICKO
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