CONFLIT FONCIER A N’GOLONINA : les habitants ravivent leur lutte
Le dimanche 28 décembre 2025, les habitants de N’Golonina ont dénoncé un conflit foncier impliquant M. Titi Niaré, chef de la famille Niaré, ainsi qu’un risque permanent d’inondations aggravé par des ventes illicites du lit du fleuve. Par la même occasion, ils ont interpellé les autorités de la transition sur la question. Ainsi, les responsables du quartier de N’Golonina, accompagnés de leaders de la jeunesse, ont tour à tour fait le point sur la situation et ont dit non à la spoliation de leurs terres.
Lors de cette rencontre, ils ont également dénoncé le comportement de M. Titi Niaré, qu’ils considèrent comme un « prédateur foncier » cherchant à s’accaparer de leurs terres, malgré l’achat de ses parcelles auprès de ses aînés de l’époque. « Les habitants de N’Golonina ont acquis leurs parcelles de bonne foi auprès de la famille fondatrice, représentée à l’époque. Ces transactions ont été faites contre paiement, dans le respect de la coutume et des accords établis. Pourtant, aujourd’hui, les héritiers de feu Maridiè Niaré contestent cette occupation, revendiquant plus de 10 hectares de terres habitées », expose le communiqué du collectif pour la défense de N’Golonina.
Selon les habitants de N’Golonina, le chef de famille, M. Titi Niaré, actuellement en France, a donné mandat à M. Seydou Diarra pour assigner certaines familles devant le Tribunal de Grande Instance de la Commune II. Cette démarche vise à récupérer des terrains qui, en réalité, appartiennent déjà à ceux qui les habitent depuis plusieurs décennies. Face à cette situation, les habitants ont dû se mobiliser et créer un collectif pour leur défense. Ils sont représentés par Me Cheick Oumar Konaré, qui a déjà plaidé leur cause avec rigueur et détermination.
« Peut-on tolérer qu’après avoir acheté, habité et valorisé ces terrains, les populations soient menacées d’expulsion par ceux-là mêmes qui leur ont vendu les parcelles ? » s’interrogent-ils, tout en plaidant que ce procès ne devrait pas seulement être une question de droit. Il devrait être une question de justice, de reconnaissance des droits acquis et du respect de la stabilité sociale, selon le collectif.
Par ailleurs, le collectif pour la défense a précisé qu’à cette insécurité foncière s’ajoute une autre tragédie : les inondations. L’année dernière, N’Golonina a subi de graves dommages liés à la montée des eaux. Cette année encore, les habitants vivent dans la peur et l’incertitude.
Face à ces menaces, les habitants de N’Golonina ne réclament pas des privilèges, mais des droits. Et leurs revendications se résument en deux points essentiels : l’autonomie administrative et la réforme de l’accès au foncier.
À l’issue de la rencontre, les habitants promettent que tant que le problème ne sera pas résolu, leur démarche sera maintenue. M. Boubacar Sidiki Kaba, membre du collectif, estime que les habitants doivent pouvoir obtenir leurs titres directement auprès de l’État, garantissant légalité et équité.
Issa FOMBA
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