Education

DEPENSES DE LA RENTREE DES CLASSES : un véritable casse-tête pour les parents d’élèves 

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027 prévue ce jeudi 1er octobre 2026, les familles s’activent pour préparer leurs enfants. Cet événement important engendre de fortes dépenses, suscitant des préoccupations dans les ménages, notamment en termes de budget et de disponibilité des fournitures.

À quelques jours de la rentrée scolaire, les familles maliennes se préparent activement. Entre fournitures, sacs, chaussures, uniformes scolaires et autres dépenses associées à la scolarité, ce moment peut rapidement se transformer en un casse-tête financier pour de nombreux chefs de famille.

Pour cette mère de famille, « les préparatifs de la rentrée scolaire est un véritable casse-tête, les dépenses sont là, l’école a payé, la tenue scolaire, les fournitures scolaires etc. il y’a vraiment beaucoup de choses à faire. Tout est vraiment cher les prix ont légèrement augmenté cette année », a-t-elle affirmé.

Dans les marchés, librairies et boutiques, l’effervescence est palpable. Les étals sont remplis de cahiers, stylos, sacs et livres, tandis que les parents s’efforcent de garantir à leurs enfants un bon départ pour l’année scolaire.

Au marché Dibidani, Moussa Camara, un parent d’élève visiblement étourdi, nous confie qu’il est dépassé par l’augmentation des prix des livres cette année. « Le prix des livres a grimpé cette année. Les livres que nous avions l’habitude de trouver à 500 F CFA sont aujourd’hui à 1 000 F, voire plus », ajoute-t-il en soulignant que « les sacs sont également devenus plus chers qu’auparavant. »

En revanche, une vendeuse de livres au marché de Sirakoro estime que les prix n’ont pas beaucoup changé. « Les livres de 6e année de mathématiques coûtent 2 000 F CFA ; pour la première année, le livre est à 1 500 F CFA ; le Flamboyant est à 1 000 F CFA », explique-t-elle. Elle ajoute : « J’ai des clients presque tout le temps, même hier j’en ai eu. À vrai dire, les prix n’ont pas autant augmenté. »

Des dépenses qui s’accumulent

Le coût des fournitures scolaires demeure une préoccupation majeure. Des chefs de familles rapportent des hausses de prix pour certains articles à l’approche de la rentrée, les tarifs variant selon la qualité et les points de vente.

Selon M. DJIRE, un chef de famille, « pour ma famille avec plusieurs enfants, les dépenses ne se limitent pas aux simple fournitures. Je dois également prévoir des chaussures, des vêtements ou uniformes, des manuels scolaires et d’autres frais divers. Cette accumulation d’achats nous contraint à établir des priorités et à effectuer leurs achats progressivement », a-t-il expliqué.

Dans les familles nombreuses, la situation est souvent plus complexe, car les parents doivent jongler entre les dépenses scolaires et les besoins quotidiens du ménage.

Face à ces dépenses considérables, certains parents comparent les prix pour optimiser leur budget. Les marchés et boutiques deviennent ainsi des lieux de comparaison, où chacun s’efforce de trouver les articles adéquats.

La variation des prix en fonction de la qualité des produits est un facteur essentiel. Par exemple, un sac peut avoir des tarifs très différents selon sa matière, sa taille ou sa marque. Selon un revendeur de sacs industriels au marché de Sirakoro Énergie, « le prix des sacs varie en fonction de leur qualité. Ici, j’ai des sacs à 2000 F jusqu’à 10 000 F. Il y a même des sacs à 6000 F. Mais cela dépend du client : s’il préfère la qualité ou s’il cherche un moindre coût. »

Quant à Mariam D., vendeuse de sacs de friperie, elle dira que « à l’heure où nous parlons, il est certain que le prix du bal de sacs de friperie a augmenté, mais j’ai acheté le mien à l’avance. J’ignore le prix du fournisseur aujourd’hui. Je le vends à un prix abordable, qui varie de 1 500 F à 10 000 F, de sorte que tout le monde puisse y trouver son compte. »

Pour rappel, une réunion préparatoire entre le Ministère de l’Éducation nationale du Mali et les syndicats d’éducation s’est tenue le mardi 15 septembre 2026 à Bamako. Présidée par le secrétaire général par intérim du département, cette rencontre visait à préparer la rentrée scolaire fixée au 1er octobre 2026 en favorisant le dialogue social et l’anticipation des défis du secteur.

Dans la même dynamique, le Ministre de l’Education nationale, Dr Amadou SY SAVANE, a rencontré, le vendredi 18 septembre 2026, l’ensemble des Directrices et Directeurs d’Académies d’Enseignement (DAE), à l’Académie malienne des Langues (AMALAN).

Cette rencontre, qui s’est déroulée en présence des membres du Cabinet du Ministre et des Directeurs des services centraux du Département, avait pour principal objectif de faire le point sur l’état des préparatifs de la rentrée scolaire 2026-2027 et de dégager des réponses appropriées aux difficultés rencontrées dans les différentes circonscriptions académiques.

Au menu des échanges figuraient notamment l’état des préparatifs de la rentrée, les difficultés constatées sur le terrain ainsi que les propositions de solutions formulées par les responsables des Académies d’Enseignement.

Tour à tour, les Directrices et Directeurs d’Académies ont présenté la situation de leurs circonscriptions respectives, mettant en lumière les défis auxquels ils sont confrontés et les dispositions envisagées pour assurer une rentrée scolaire dans les meilleures conditions possibles.

Dans son intervention, le Ministre de l’Education nationale a salué l’engagement des responsables académiques et les a exhortés à faire preuve de détermination, de responsabilité et d’anticipation dans l’exercice de leurs missions.

Dr Amadou SY SAVANE a particulièrement insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts de tous les acteurs afin de bâtir une école malienne apaisée, inclusive et performante, capable de répondre aux aspirations des élèves, des enseignants, des parents d’élèves et de l’ensemble de la communauté éducative.

Le Ministre a également rappelé aux responsables d’Académies la portée particulière de l’année scolaire 2026-2027, placée sous le signe de l’Education et de la Culture, conformément au décret du Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, faisant de la période 2026-2027 Année de l’Education et de la Culture.

Actuellement, les familles s’affairent aux derniers préparatifs. Les marchés et librairies devraient continuer à accueillir parents et élèves dans les jours à venir.

Force est de reconnaitre que derrière la rentrée scolaire se cache une réalité économique et sociale. Pour Fatoumata TOURE, mère de famille et enseignante, « il s’agit de trouver le juste équilibre entre les exigences scolaires et les capacités financières ».

Quant à Ténin KEITA, étudiante, l’objectif demeure le même : « reprendre le chemin de l’école dans les meilleures conditions possibles et avoir ma Licence cette année ».

Assa BADIALO, Coumba DICKO

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