Flou dans la répartition de parcelles entre les agents communaux : La Mairie de la CIV entre promesse et favoritisme
Depuis plus de trois mois, la Mairie de la Commune IV a mis en place une initiative visant à offrir des parcelles de terrain dans la localité de Lassa à ses agents, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels. Cette mesure, censée favoriser le bien-être des employés, soulève pourtant de nombreuses interrogations sur les pratiques de gestion au sein de l’administration municipale. Nous avons enquêté.
Le centre principal de la Mairie est structuré autour de plusieurs centres secondaires, chacun étant responsable d’une régie et d’un Etat civil. C’est au sein de ces régies que les agents de recouvrement, chargés de collecter les recettes communales, se retrouvent dans une situation précaire. Selon des sources internes, ces agents se plaignent d’un manque de reconnaissance et de respect de la part des administrateurs du centre principal, qui semblent ignorer leurs efforts quotidiens pour assurer la réussite des recettes de la commune.
Le site de Lassa, d’une superficie d’environ quatre-vingts hectares, est divisé en deux zones distinctes. La première a déjà une charge (ancien morcèlement) et cette zone à problème semble dédiée aux agents qui n’ont pas de soutien, tandis que l’autre semble être réservée à un cercle restreint d’individus, les nantis.
Les agents de recouvrement, qui travaillent dur pour remplir les caisses de la mairie, se retrouvent souvent ignorés dans l’attribution des parcelles disponibles, tandis que d’autres qui n’ont pas de lien direct avec l’offre de parcelles se trouvent déjà servi au détriment des vrais bénéficiaires.
Chaque semaine, les responsables du centre principal de la mairie font appel à certains agents pour leur donner des parcelles, mais ces derniers ne sont pas nécessairement ceux qui ont contribué à la mise en place de cette initiative. Ce favoritisme apparent soulève des questions sur l’équité et la transparence des processus décisionnels au sein de la mairie.
Les agents de recouvrement, qui se battent pour améliorer les recettes communales, se sentent dévalorisés et marginalisés. « Nous travaillons sans relâche pour la commune, mais nos efforts ne sont pas reconnus. Au lieu de cela, nous voyons des collègues, retraités, des gardiens et d’autres personnes qui n’ont rien à voir avec la mairie bénéficier de ces parcelles », déclare un agent sous couvert de l’anonymat.
Cette situation met en lumière un problème plus large au sein de l’administration municipale : la gestion des ressources humaines et la répartition des avantages. Les agents de recouvrement appellent à une réévaluation des critères d’attribution des parcelles, afin que ceux qui contribuent réellement au développement de la commune puissent en bénéficier équitablement.
La Mairie de la Commune IV doit maintenant faire face à ces allégations de favoritisme et de manque de respect envers ses agents. Une enquête interne pourrait s’avérer nécessaire pour clarifier les pratiques en cours et garantir que les initiatives mises en place servent réellement les intérêts de tous les employés, et non d’un petit groupe privilégié. Cela, conformément aux souhaits de la délégation spéciale qui veut la transparence dans cette affaire de parcelle.
Dans un contexte où la transparence et l’équité sont essentielles pour le bon fonctionnement des institutions publiques, il est impératif que la Mairie prenne des mesures pour restaurer la confiance de ses agents et assurer une gestion juste et responsable des ressources communales.
A suivre…
Albadia DICKO
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