SECURITE ALIMENTAIRE : formation des entrepreneurs du secteur agroalimentaire
Dans le but d’assurer une sécurité alimentaire optimale pour les populations maliennes, l’Institut National de Santé Publique (INSP), en partenariat avec la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), a organisé la semaine dernière un atelier de formation destiné aux entrepreneurs œuvrant dans le secteur agroalimentaire. Cet événement, qui s’est tenu à Bamako, visait à équiper les participants de connaissances nécessaires sur les bonnes pratiques de sécurisation des aliments, essentielles pour garantir une consommation saine et sécurisée.
Ledit atelier s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large visant à renforcer la sensibilisation des producteurs et transformateurs sur la sécurité sanitaire des aliments au Mali. L’objectif est de les sensibiliser sur les enjeux de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, afin qu’ils puissent maîtriser les normes réglementaires et les bonnes pratiques, ainsi qu’identifier et gérer les risques sanitaires, notamment biologiques. Au total, 50 entrepreneurs agroalimentaires ont bénéficié de cette formation.
Selon Dr Arby Aminata Diallo, chargée de recherche au département de la nutrition et de la sécurité des aliments, cet atelier arrive à un moment stratégique. Il est conçu pour aider les producteurs et transformateurs agroalimentaires à maîtriser les normes, réglementations et bonnes pratiques, dans le but de garantir une alimentation saine et de qualité.
Dr Diallo a également expliqué que les bonnes pratiques d’hygiène reposent sur ce que les spécialistes appellent les « 5 M » : Main-d’œuvre, Milieu, Matériel, Matière et Méthode. Ces cinq paramètres sont essentiels pour analyser les causes des problèmes d’hygiène ou de qualité, tant au niveau de la production qu’à celui de la consommation.
Cet atelier de Bamako s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Renforcement de la capacité de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments et amélioration de la qualité sanitaire de l’alimentation de rue ». Le projet, d’un coût total de 2,3 millions de dollars, est mis en œuvre par la FAO dans plusieurs pays de la région, dont le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal, avec le soutien financier du Grand-Duché de Luxembourg.
À l’ouverture de l’atelier, Dr Abdoulaye Aziz Kossibo, représentant de la FAO, a souligné l’importance de ce sujet, affirmant que « tout le monde est amené à s’approvisionner dans ces gargotes, comme on les appelle souvent. » Selon lui, la FAO s’est engagée à résoudre cette problématique afin de garantir à l’ensemble de la population malienne l’accès à une alimentation saine, hygiénique et sans danger, prévenant ainsi les risques de maladies liés à la consommation d’aliments de rue.
De son côté, Mme Coulibaly Mariam Keïta, membre de l’Association des transformateurs de riz, a exhorté les entreprises à respecter scrupuleusement les normes de qualité. Elle a martelé que « il ne faut pas que nous soyons sources de maladies pour nos clients. » Cette déclaration souligne l’importance d’une démarche proactive en matière de sécurité alimentaire et de responsabilité des producteurs.
Ousmane Cissé
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