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VERS L’ÉRADICATION DE LA TRANSMISSION MERE-ENFANT DU VIH AU MALI : engagement renouvelé  

La lutte contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant reste une priorité pour le système de santé malien. Pour marquer cet engagement, la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH-Sida, la tuberculose et les hépatites a organisé une Journée de plaidoyer le jeudi 18 décembre 2025, visant à mobiliser les décideurs et les partenaires techniques et financiers pour éradiquer cette transmission.

La rencontre s’est tenue à l’Hôtel de l’amitié de Bamako, présidée par M. Dounankè Diarra, Conseiller technique et représentant du ministre de la Santé et du Développement social, et a rassemblé de nombreux partenaires et organisations engagés dans la lutte contre le VIH.

Lors de cet événement, le Représentant résident de l’ONUSIDA a salué les progrès réalisés ces dernières années, notamment la baisse significative de la prévalence du VIH dans la population générale et chez certaines populations clés. Néanmoins, il a souligné l’urgence d’intensifier les efforts pour protéger un groupe particulièrement vulnérable : les femmes en âge de procréer et les enfants.

D’après les données de Spectrum 2025, la prévalence du VIH est de 0,76 % parmi la population générale âgée de 15 à 49 ans, atteignant 1 % chez les femmes de cette tranche d’âge. Plus alarmant, 23,85 % des nouvelles infections concernent les jeunes femmes âgées de 14 à 24 ans. En outre, environ 1 162 nouvelles infections sont attendues chez les enfants de 0 à 14 ans en 2024.

« Notre stratégie de lutte, conforme aux recommandations de l’OMS et de l’ONUSIDA, se concentre sur la Prévention de la Transmission de la Mère à l’Enfant (PTME), en complément de la prise en charge médicale des cas confirmés », a-t-il affirmé.

La Coordinatrice de la Cellule sectorielle a également présenté des statistiques inquiétantes, appelant à une synergie d’actions renforcée entre tous les acteurs. Elle a formulé plusieurs recommandations, notamment à l’attention de l’État.

De plus, la Cellule a plaidé pour une allocation de ressources financières et techniques adéquates et durables pour garantir la mise en œuvre des engagements du Plan africain visant à éliminer la transmission verticale du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B d’ici 2030, ainsi que du plan « Maintenir leurs mères en vie » (AEVT).

Issa FOMBA

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