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Week-end citoyen : La presse en activité à Ségou !

Du 18 au 21 janvier 2024, la région de Ségou a vibré au rythme du journalisme citoyen, une initiative de « PRESSE ACTIVE ». Une trentaine de journalistes venus de Bamako et les locaux se sont rendus à l’école de l’office du Niger, sous la présidence de M. Abdoul Karim KONATE dit Empé. De passage, ils ont été à la découverte de l’usine DPA, l’hôtel de ville et la Fondation Festival sur le Niger.

Carnet de voyage !

Après Néguela, Dio et Koulikoro, Ségou a accueilli une délégation de la PRESSE ACTIVE pour un week-end de découverte de la cité des balanzans. Cette association est en effet, une initiative de Djibi SACKO, avec Issa Kaba SIDIBE comme coordinateur. L’objectif est d’amener la presse privée à jouer sa partition dans l’édification du Mali souhaité par tous. Avec une équipe soudée et dynamique, ils arrivent contre toute attente à faire participer le maximum de journalistes à l’initiative.

C’est dans ce cadre qu’une grande équipe de journalistes de renom a visité L’OFFICE DU NIGER et ses accessoires (le Barrage, les ateliers militaires de Markala, la Zone de Bewani, le Centre des chinois), le vendredi 19 janvier 2024.

Cet endroit fertile et propice à l’agrobusiness, a été réfléchi et mise en service pour les besoins du colonisateur en vue d’assurer un approvisionnement des unités industrielles textiles françaises. Il a été créé en 1932 et les aménagements sur le Macina ont commencé en 1933.

L’ingénieur hydraulicien Émile Belime, concepteur du barrage de Markala, avait fait le constat sur la situation des inondations dans la zone. De ce fait, il avait conclu que la crue naturelle du fleuve pouvait irriguer toute la zone sur environ une vingtaine de kilomètres en direction de Niono et une vingtaine de kilomètres en direction de Macina.

Il fallait donc un système d’irrigation artificielle d’où l’idée de barrage qui va permettre de conserver et manipuler l’eau en fonction des besoins. « C’est donc un barrage régulateur et non un barrage de retenue d’eau », selon Monsieur Baku Koné, directeur chargé de l’hydraulique et de l’entretien du barrage et des canaux d’irrigation.

Cet édifice dont les travaux ont duré plus de 15 ans entre 1932 et 1947, à cause de la seconde guerre mondiale, continue de subir des entretiens mécaniques et électriques. C’est d’ailleurs l’une des missions de la division étude aux ateliers centraux de Markala dont le commandant Boureima Dolo explique les aspects des conventions conclues avec l’office du Niger.

Le potentiel de l’office est de 2 458 000 ha et le potentiel aménageable est estimé à 1 947 000 ha. Aujourd’hui, c’est un peu plus de 100.000 ha qui ont pu être aménagés d’où l’appel aux entreprises, aux organisations non gouvernementales ou encore à d’autres États pour nouer des contrats d’exploitation. Au début, c’était l’Etat et ses partenaires qui faisaient l’aménagement avant de donner les parcelles aux exploitants qui s’acquittent en retour du payement de leur redevance.

L’office du Niger, c’est aussi le barrage de markala avec une longueur de 816 mètres au niveau mobile et 1813 au niveau fixe.

A Markala, nous avons croisé les hommes qui animent les ateliers militaires. L’un des chefs de cette division nous a confié qu’ils ont un partenariat dynamique et actif qui a permis la réparation d’un charriot et l’ensemble du système d’électrification du barrage. Selon le commandant Dolo, chef de division des ateliers centraux de Markala, « les interventions sont axées sur des aspects mécaniques et électriques. Une deuxième convention est en projet et elle concerne les charriots N°1 et N°3. La première convention était aux alentours de 400 millions de FCFA. Les charriots sont utilisés dans le système d’ouverture et de fermeture des vannes d’eau », a-t-il expliqué.

A ce jour, le potentiel aménagé dans l’office est de 132 000 ha au lieu de 200.000 initialement prévus en 2023. Tout cela est dû à des facteurs sécuritaires qui se sont améliorés grâce aux efforts des plus hautes autorités à travers un grand déploiement des forces armées.

L’office emploie près de 700 travailleurs sous la direction de son 17ème Président Directeur Général.

L’activité du samedi, 20 janvier 2024 a concerné la visite à l’usine Doucouré et Partenaires Agro-industrie DPA dont le PDG est M. Ibrahima Doucouré. Il a accueilli la délégation des journalistes dans ses locaux avec l’objectif de promouvoir les investissements locaux.

A l’entame de ses propos, M. Issa Kaba dira que « nous ne pouvons pas boucler cette tournée de Ségou sans venir échanger avec vous et visiter vos installations. Vous jouez un rôle essentiel dans la production agricole de la région. Il est donc nécessaire pour notre association PRESSE ACTIVE de venir amplifier votre apport à la région de Ségou avec notre capacité communicationnelle ».

Quant à Ibrahim DOUCOURE, PDG de l’usine, il a salué les journalistes pour le geste avant de faire une présentation de son entreprise.

Opérateur économique de son état, DPA fit ses débuts dans la commercialisation de l’engrais. Il importe et produit de l’engrais de nos jours.

« Je suis moi-même fils de la zone Office du Niger et l’engrais est indispensable dans le succès des paysans. Notre objectif est de faire en sorte que les paysans aient l’accès facile à l’engrais à moindre coût », a-t-il expliqué.

Avec une production de près de 300.000 tonnes par an, DPA est présent au Mali, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Burkina Faso, au Niger, et en Guinée et emploie près de 600 personnes directement et indirectement.

En plus de la production de l’engrais de plusieurs types, DPA compte se lancer dans la production du riz, courant 2024. Selon les explications du PDG, cette qualité de riz permettra de multiplier les revenus des paysans et la qualité sera bien meilleure, que le riz importé. Cet échange a permis à la délégation de connaître l’entreprise, ses objectifs et sa capacité de production.

Le même jour, la délégation s’est rendue à la mairie de Ségou pour le déjeuner offert par le maire Nouhoum DIARRA.

Après le repas, il a exprimé sa satisfaction quant à l’organisation du week-end citoyen par la presse active. Nouhoum Diarra, a salué cette initiative, qui selon lui « vise à promouvoir le développement de la région, ainsi que la richesse de l’art et de la culture ».

Nouhoum DIARRA est le 13ème maire de la commune urbaine de Ségou depuis sa création en 1952 par arrêté N°7561/AP du 1er décembre 1952.

Il dira que la ville de Ségou compte 118 communes, 18 quartiers et dispose de tous les services et compétences décentralisées par l’État. Il y a 13 femmes au sein des 41 conseils de la mairie.

Au cours de cette rencontre, le maire a abordé divers sujets tels que Ségou Art, le marché hebdomadaire, les monuments historiques ainsi que les actions entreprises dans les domaines de la santé, des infrastructures, du sport, de la paix, du développement économique et social. Il a également souligné les partenariats avec l’extérieur, notamment, les jumelages et autres formes de partenariats.

Après cet échange, la délégation s’est rendue au terrain pour un match de football, opposant les journalistes de Bamako à ceux de Ségou. À 17 heures 23, les deux équipes se sont affrontées.

Après avoir encaissé un but à la 7ème minute, l’équipe de Bamako a réussi à égaliser 1-1, grâce à un but marqué par Issa Kaba Sidibé seulement 4 minutes plus tard.

Cependant, Cette joie fut de courte durée. Car, un malheureux incident se produisit. En effet, le véhicule du Maire, dans sa course a percuté le mini bus et une autre voiture de la délégation, faisant 5 blessés dont 3 de la délégation. Ils ont tous été amenés immédiatement à l’hôpital par les soins de la protection civile. Pendant 3 heures environ, l’équipe était traumatisée et sous pression, attendant les résultats des médecins et l’état des camarades blessés. En plus des blessures, trois véhicules ont été endommagés, dont celui du maire ainsi qu’une voiture appartenant à un confrère, Sékou Togola du groupe « Sorofe » et un minibus.

Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal. Les victimes ont tous rejoins les siens quelques heures après.

Cette tragédie a profondément affecté la coordination de l’organisation de la presse active, ainsi que toute la délégation présente. C’est pourquoi certaines activités de la soirée ont été annulées.

Le dimanche 21 janvier, la délégation au complet, a rendu visite aux organisateurs du Festival sur le Niger.

Selon M Attaher, un des piliers de Ségou’ Art, « organiser un Festival, c’est résister par la culture. Les militaires jouent leur rôle sur le front et pour nous, c’est agir sur le front culturel.  Grace à notre esprit créatif et d’initiatives, on a prévu une activité littéraire qui rend hommage au regretté fils imminent du continent Cheickh Anta Diop. Aux 20 ans de Ségou’ Art, Une grande médiathèque sera inaugurée au nom de Cheick Anta Diop suivi d’une causerie débat sur la vie et les œuvres de l’homme. Une cérémonie spéciale de dédicace pour les jeunes auteurs maliens et de la diaspora pour inciter les fils et filles du pays à s’investir beaucoup plus à travers les écrits, en faisant ressortir la beauté culturelle de notre cher Mali », a-t-il expliqué

Il parlera des innovations dans l’organisation de cette année. En principe, le festival débutera ce 30 janvier et prendra fin le 4 février prochain.

Avec les journalistes, ils ont fait une visite guidée du village Festival avant le déjeuner.

Dans une ambiance conviviale et festive, la délégation quitte Ségou avec enthousiasme et avec un sentiment d’avoir rendu service à la nation.

Albadia DICKO


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