Libération du Secrétaire général du SYNABEF : Une victoire de la solidarité et de la détermination des syndicats
Opposé au placement sous mandat de dépôt de Hamadoun Bah, secrétaire général du syndicat national des Banques, Assurances, Microfinances, Établissements financiers et Entreprises pétrolières et Commerces du Mali (SYNABEF), le monde syndical du Mali hausse le ton et obtient sa liberté ce lundi 10 juin 2024.
Après un arrêt de travail, le bureau exécutif du SYNABEF a invité ses militants et soutiens à maintenir la dynamique jusqu’à la libération de Hamadoun Bah. « Le bureau exécutif du SYNABEF, suite à une réunion extraordinaire et après une sérieuse analyse de la situation, a décidé de la poursuite de l’arrêt du travail à partir du 9 juin 2024 jusqu’à la libération totale du secrétaire général Hamadoun Bah et des camarades détenus au 5ème Arrondissement », lit-on dans leur dernier communiqué. Lors du premier point de presse tenu à cet effet, les syndicalistes soutenaient que Hamadoun Bah a été interpellé, puis placé sous mandat de dépôt dans une affaire purement syndicale. Ils protestent et qualifient la décision de justice « d’arbitraire et contre syndicale ». Cette décision a fait que les banques, les assurances et tous les services affiliés ont fermé les portes partout où ils se trouvent.
Le lundi 10 juin 2024, à la surprise générale de tous, le procureur a ordonné la mise en liberté du syndicaliste sous la pression du mot d’ordre de grève. Dans un communique du SYNABEF relatif à la libération du camarade bah, ils ont informé de la mise en liberté de leur Secrétaire Général, Hamadoun BAH.
« Le Bureau Exécutif du SYNABEF remercie l’ensemble des militantes et militants, les camarades des syndicats nationaux, des unions régionales et locales de l’UNTM pour leur grande mobilisation et leurs soutiens multiformes », lit-on dans le communiqué signé par Abdoulaye KEITA, 1er Secrétaire Général Adjoint du SYNABEF.
Selon le syndicat national de la Santé, de l’Action sociale et de la Promotion de la Famille : « Cette arrestation découle de la gestion d’un contentieux survenu à la BDM-SA, lors des renouvellements des comités syndicaux relevant du SYNABEF. Un problème purement syndical » qui ne devrait pas se trouver devant la justice.
A préciser que la partie plaignante a retiré sa plainte.
Albadia DICKO
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